Et si nos murs pouvaient, eux aussi, nous rappeler de respirer, de ralentir et de laisser entrer la joie ?
Cela faisait longtemps que je n’avais rien publié ici.
Et pour reprendre le fil, je n’avais pas envie de parler de décoration comme on parle simplement d’objets, de tendances ou de couleurs.
J’avais envie de lumière.
De nature.
De beauté.
De quelque chose qui pétille et qui fait du bien.
Car ces derniers mois, notre quotidien a parfois été lourd de tumultes, de nouvelles difficiles, de préoccupations qui finissent, même lorsque nous essayons de nous en préserver, par laisser une empreinte de morosité.
Alors aujourd’hui, je choisis consciemment de regarder ailleurs.
Vers ce qui est vivant.
Vers ce qui émerveille.
Et ce papier peint de Happywall a immédiatement retenu mon attention.
🌸 Une nature réinventée
Ses motifs végétaux stylisés, ses teintes douces et pourtant éclatantes, ses fleurs généreuses… tout m’a appelée.
Il y a quelque chose du ginkgo dans ces formes végétales, mais ce sont surtout les fleurs qu’elles m’évoquent : une nature libre, foisonnante, presque dansante.
Un jardin qui aurait décidé de pousser sur un mur.
Et j’aime particulièrement cette idée.
Parce qu’un papier peint peut être beaucoup plus qu’un habillage.
Il peut transformer l’atmosphère d’une pièce.
Ici, il devient presque un événement à lui seul.
Il capte le regard, apporte de l’éclat, sublime les meubles et les accessoires qui l’entourent. Il donne une personnalité immédiate au lieu.
Mais ce qui m’intéresse le plus est ailleurs.
Dans ce que cette présence peut provoquer chez ceux qui habitent la maison.
Une émotion.
Un sourire.
Une respiration.
Une envie de rester encore un peu dans cette pièce.
🌿 Cet été, la nature m’a encore davantage appelée
Peut-être que ce coup de cœur n’est pas tout à fait un hasard.
Cet été, sous cette chaleur intense, mon intérêt pour la nature s’est encore exacerbé.
J’ai beaucoup pensé à tous ces êtres vivants qui souffrent ou disparaissent sous l’effet des feux, de la sécheresse et des bouleversements climatiques. Cette fragilité du vivant me touche profondément.
Et puis il y a eu les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence.
Les nuances infinies de vert des végétaux et des arbres.
Les lacs.
La fraîcheur de la nuit.
La lumière différente.
La rencontre furtive avec des écureuils, des marmottes, des biches…
Et surtout, les sons de la nature.
Ces sons qui me transportent comme une berceuse pour un nourrisson.
Le vent dans les arbres, les oiseaux, les insectes, l’eau, les petits bruits presque imperceptibles lorsque l’on accepte enfin de ne plus chercher à remplir le silence.
Tout cela m’a nourrie.
Et m’a encore davantage convaincue de la beauté extraordinaire de la nature.
Mais aussi de sa capacité à renaître, à s’adapter, à se transformer.
Sa résilience me bouleverse.
🤍 Être, simplement
Être au cœur de la nature m’a également rappelé quelque chose d’essentiel.
Lorsque je suis là, loin du bruit et des sollicitations, je peux suivre mon propre rythme.
Sans allégeance.
Sans obligations.
Sans avoir à répondre à ce que l’on attend de moi.
Seulement être.
Marcher.
Observer.
Respirer.
Écouter.
Et entendre à nouveau mon cœur.
C’est aussi ce que j’aime dans un intérieur : lorsqu’il ne cherche pas simplement à être beau, mais qu’il crée les conditions pour se sentir bien dans sa vie.
Un intérieur peut nous stimuler.
Nous apaiser.
Nous émerveiller.
Nous donner envie de recevoir, de créer, de rire… ou simplement de nous asseoir quelques minutes sans rien faire.
Ce papier peint de Happywall me fait penser à cela.
Il ne demande pas à être regardé distraitement.
Il nous invite à prendre le temps.
À laisser entrer la couleur.
La nature.
La joie.
Et peut-être, tout simplement, à nous rappeler que la beauté peut aussi être une manière de prendre soin de soi.
Prendre soin de son lieu, prendre soin de soi.
C’est peut-être, pour moi, une des nombreuses facettes de la décoration : créer autour de soi un écrin qui nous ressemble et qui nous permet de mieux habiter notre vie.

